Parce que les valeurs du libre et des entreprises d’économie sociale sont convergentes.
Cette indépendance est aujourd’hui possible. En effet, depuis une vingtaine d’années des communautés d’informaticiens, puis des entreprises informatiques, ont développé ce qu’on appelle des « logiciels libres ».
Les logiciels libres s’opposent aux logiciels propriétaires dans la mesure où leur code est « ouvert » (on parle d’ « open source ») alors que celui des logiciels propriétaire est « fermé ». Autrement dit, un logiciel libre est un logiciel dont le code source peut-être utilisé librement parce qu’on a le droit de le lire, de le modifier et de le diffuser. Cette liberté d’usage du code est assurée par des licences particulières, qu’on appelle « licences libres ». Aussi la définition du logiciel libre est-elle indifférente à la question de sa gratuité ou de son mode de diffusion. On peut tout à fait vendre un logiciel libre, mais à la stricte condition que son acquéreur puisse avoir accès au code du logiciel, qu’il puisse le modifier et le diffuser comme bon lui semble.
La liberté d’utilisation du code est assurée par 4 libertés fondamentales, définies comme suit par la Free Software Fundation:
– liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages
– liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à vos besoins
– liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin
– liberté d’améliorer le programme et de publier vos améliorations pour en faire profiter toute la communauté

